Top

Palomino, paradis des backpackers

En route pour la côte caraïbe au Nord de la Colombie… C’est le lendemain d’une soirée très festive que nous quittons San Gil pour une première expérience redoutée et pourtant des plus communes en Amérique du Sud : prendre un bus de nuit pour un long et agité trajet de 12 à 13h !

Non sans quelques efforts, nous voilà à la gare routière prêts à embarquer dans le bus qui malgré tout a l’avantage d’être quand même plutôt “confort” !

Achat des billets directement au guichet (50% moins cher que sur internet), on charge les backpacks et on s’installe dans ce bus ultra climatisé, les doudounes et écharpes servent à nouveau.

C’est parti pour de longues heures à enchaîner des virages au bord d’un précipice qui en donnerait la nausée…. On met nos cerveaux en pause et on fait confiance au conducteur de bus qui alignera les 13h sans arrêt à un rythme des plus sportifs.

8h du matin, c’est étrangement reposés que nous arrivons au Terminal de Bus de Santa Marta où nous prenons un second bus d’1h en direction du petit village de Palomino.

C’est sous une chaleur assommante avec près de 90% d’humidité que nous arrivons enfin dans ce petit royaume du backpacker et du “baba cool” en Colombie. Côté atmosphère, Palomino tient ses promesses et nous a fortement rappelé l’ambiance de certaines îles d’Asie du Sud-Est : tout le monde pieds nus sur des routes de terre sablonneuse, des petits stands et restaurants faits de brics et de brocs, les locaux qui vaquent à leurs occupations, avec en + les sons latino-américains dont les basses résonnent partout dans le village !

Tout ça à un rythme qui semble plutôt tranquille mais adapté à ces chaleurs tropicales !

NOTRE HEBERGEMENT

Nous logerons ici “Chez Oliv”, un français vivant en Colombie qui a créé un petit havre de paix géré par une famille du village et parfaitement situé entre la plage et le centre du village ! Toits de chaume, hamacs, cuisine extérieure, végétation, colibris… PARFAIT !

L’objectif de notre venue était à la base de se rapprocher du célèbre parc Tayrona connu pour ses plages paradisiaques, sa faune et flore prometteuse… mais après avoir lu pas mal d’articles et surtout après s’être renseignés, on abandonnera l’idée ! Hors de question de se retrouver dans un endroit excessivement cher pour la Colombie où des hordes de touristes s’agglutinent sur les quelques plages où la baignade est possible dans le parc ! 

Pour se rafraîchir, on opte pour une activité connue à Palomino : le tubing !

Accompagnés de Nando, le fils de la famille qui gère l’hostel, nous profiterons d’une descente du Rio Palomino sur des bouées ou plutôt des chambres à air.

Une fois les prix négociés, des motos nous emmènent au point de départ dans la jungle située dans les hauteurs du village… Les paysages sont incroyables et l’on profite des chants “impressionnants” des singes qui y ont élu domicile.

Mais le tubing, c’est quoi ??? Et bien pour faire simple, tu t’assoies dans la bouée en amont de la rivière et tu te laisses porter par le très très faible courant pendant environ 2h au milieu d’une végétation luxuriante : on a connu mieux côté adrénaline mais on valide carrément !

Changement de programme : on reste 3 nuits au lieu de 2 pour profiter un peu plus de ce petit village tranquille même si ce n’est pas la mer des Caraïbes rêvée à laquelle on s’attendait… La mer est très agitée et la baignade est plutôt conseillée à l’endroit où se jette la rivière...

Santa Marta, une nuit d’étape et pas plus

Pour rejoindre la prochaine étape, une personne de l’hostel nous dépose sur la route principale de Palomino. Centre névralgique du village, ça grouille de monde et la circulation est dense. Bon ok, nous devons prendre un bus mais ici, ni arrêt ni station… comment allons nous faire pour savoir quel bus prendre ? Après quelques échecs, nous réussissons à arrêter un des bus qui traversent le village à toute allure : banco, il va à Santa Marta !

Nous voyagerons assis dans la rangée du centre faute de place, Pierre à l’avant par terre et moi à l’arrière assis sur une vulgaire caisse à bouteilles ! Vamos ! Satisfaits d’être sur la bonne route, sauf qu’une heure plus tard, nous serons déposés sur une “sorte” d’autoroute, le bus passant par Santa Marta mais sans y rentrer, arf ! 2 taxis plus tard, nous arrivons dans notre simple mais efficace appartement situé face à la mer, sympa le cadre… sauf que la température avoisinant les 30 degrés la nuit nous donnera du fil à retordre pour s’endormir.

Une nuit et pas plus, Santa Marta sera, pour nous, juste l’occasion de rejoindre Carthagène le lendemain. Nous ne sommes déjà pas très friands des villes en voyage et les quelques pas dans le centre ne nous auront vraiment pas plus convaincus !

La belle Carthagène des Indes

Pour apprendre quelques notions de base d’espagnol, indispensables en Amérique du Sud, nous posons nos sacs à Carthagène pendant 8 jours pour prendre des cours (voir l’article détaillé à ce sujet).

Un peu d’histoire…

Carthagènes des Indes, le « joyau des caraïbes » est l’une des premières citées coloniales fondées par les Espagnols, en 1533, sur le site d’un village amérindien déserté : Calamari.

Elle devint rapidement un port stratégique mais aussi un centre de traite des esclaves important.

Comment sommes-nous arrivés ici ?

Après 5/6h de bus depuis notre précédente étape Santa Marta, il faut encore prendre un taxi pour se rendre dans le centre de la ville, le terminal de bus étant assez excentré.

La périphérie n’est franchement pas très belle, les routes principales sont chargées, ça déboule de partout… Mais nous ne restons pas de ce côté puisque nous logeons dans le quartier de Getsemani.

Après avoir eu l’impression de faire tout le tour du quartier, notre Uber nous dépose finalement devant la rue de notre AirBnB.  Belle surprise, il se trouve dans la callejon Angosto, cette petite ruelle avec ses parapluies colorés suspendus tout le long qui lui révèlent beaucoup de charme ! C’est aussi une ambiance très particulière puisque se mêlent les familles qui vivent ici, les touristes et les colombiens et surtout les colombiennes hyper apprêtés qui prennent la pose (comme souvent en Colombie) !

Le logement est simple, une chambre et une pièce principale avec une petite kitchenette, c’est parfait pour y rester une semaine, et surtout il y a la climatisation, plutôt indispensable ici ! Une petite cour privée permet de s’isoler du bruit de la rue et de s’y poser en fin de journée quand la température est plus clémente.

Getsemani

Getsemani, LE quartier vivant de Carthagène. La vie semble ne jamais s’arrêter ici ! Et la musique non plus d’ailleurs… dans les bars, dans la rue, ou dans les maisons fenêtres et portes ouvertes !

Arrivés un vendredi soir, la veille de la fête de l’indépendance de la Colombie (qui tombe d’ailleurs le jour de l’anniv de Ludo), nous nous sommes d’abord dits que c’était pour cette raison qu’il y avait autant d’agitation. Eh bien non, c’est comme ça tous les soirs !

La plaza Trinidad, c’est le cœur névralgique de Getsemani. Impossible de passer à côté de cette petite place avec son église du même nom qui lui fait face. C’est ici que l’on vient se poser en journée, et surtout où se donnent RDV chaque soir touristes, locaux et artistes !

Les vendeurs ambulants font aussi partie du décor : des stands de cuisine de rue s’installent, des jeunes se promènent avec leur glacière pour vendre leurs bières…. Et des groupes de danseurs se donnent en spectacle.

Tout ça au rythme de musiques latinos, comme d’hab ! Un endroit incontournable, on y passe quelques-unes de nos soirées, mais on aurait pu y rester davantage.

Getsemani, c’est aussi un quartier haut en couleurs avec ses nombreux graffs, ses maisons et restaurants colorés, c’est ce qui lui confère tout son charme et sa gaieté ! Une autre petite rue que nous avons particulièrement aimée : Callejon Vargas.

Le centre historique

A quelques pas de Getsemani, l’entrée principale de la partie fortifiée de la ville se fait par la tour de l’horloge. C’est aussi vivant que Getsemani, mais l’ambiance est différente : un peu plus aseptisé mais aussi plus organisé, plus rangé, plus structuré, avec des bâtisses aux splendides balcons qui rappellent l’époque coloniale.

C’est tout aussi agréable de s’y promener, de se perdre au hasard des rues, et se poser sur les terrasses de ses plazas San Pedro de Claver et Santo Domingo pour capter l’ambiance qui y règne.

Notre coup de cœur, en fin d’après-midi pendant le coucher du soleil, sera de se balader sur les remparts, d’ailleurs classés au patrimone de l’UNESCO, qui surplombent la ville et longent la côte.

Carthagène a été une belle surprise et on s’y est vite senti bien. Vous l’aurez compris, nous avons aimé y vivre pendant ces 8 jours.

MAIS s’il y fait bon vivre en tant que touristes, cela ne semble pas toujours l’être pour les carthagénois.

Pauvreté et mendicité font aussi partie du décor. Carthagène était une des rares villes colombiennes à profiter du tourisme avant les accords de paix signés en 2016 (oui, c’est pas vieux…), et les prix s’en ressentent. Vivre dans le centre de la ville devient par exemple de plus en plus cher. Et en dehors du centre, le décor n’est plus le même… L’essor du tourisme ne profite pas à tous…

¡Buen provecho!

 

El Arsenal : The rum box

Number 1 sur TripAdvisor, nous hésitions pourtant à y aller car nous voulions manger dans le centre historique. Et pourtant… Des serveurs qui font des free hugs à tout le monde devant le restaurant, ça donne le ton. Et oui, ils sont tous d’une extrême gentillesse et aux petits soins.

Les plats sont délicieux, et, petit bonus, ils ont un choix de rhums colombiens impressionnant (même si ce ne sont pas les meilleurs à notre sens…).

Que demander de plus ?

 

Ceviche et sebiche

Situé sur la « plaza de los coches », la première place à laquelle on accède lorsqu’on passe la Tour de l’horloge, c’est l’endroit où manger les fameux ceviches !

Rincon del Mar, le village de pêcheurs

Après ces quelques jours en ville, nous rêvions de plage. Si Carthagène en possède quelques-unes, il aurait fallu prendre un bateau pour profiter d’une mer plus sympa, et encore que, c’est assez controversé car les plages ou îles prisées à proximité seraient blindées de monde à cause des nombreux tours proposées en ville et qui y déposent les touristes à la journée. Même si on rêvait d’eaux translucides à l’image de celles des caraïbes connues, on oublie…

Après discussion avec Lise que l’on retrouve ici, on revoit nos plans : on part pour Rincon del Mar, un petit village de pêcheurs pas très loin de Carthagène et qui pourrait aussi nous permettre d’aller à la journée sur la célèbre Isla Mucura car c’est depuis cet endroit que le trajet est le plus court.

Pour s’y rendre, un bus nous emmène d’abord jusqu’à San Onofre. En temps « normal », il faut compter 2h de trajet mais nous avons mis quasi 3 heures, la route étant en travaux… puis c’est en moto taxi, nos gros sacs chargés sur le guidon, que nous rejoignons Rincon sur des chemins de terre, à travers une campagne verdoyante, ça change de Carthagène !

On pose les valises (enfin les sacs !) dans un petit hostel, la « casa Madrigeña », qui ne paye pas de mine mais qui a le mérite de ne pas être cher, d’avoir la clim et d’être directement sur la plage. Allez hop, on file se baigner !

Comme souvent depuis notre arrivée en Colombie, les locaux vivent aussi avec la musique (et « quelques » bières) , non stop du matin au soir. Tous les prétextes sont bons pour faire la fête : ce week-end, c’est pour l’obtention du diplôme de plusieurs jeunes fille du village ! Alors le soir venu, ils sortent des énormes enceintes dans la rue, ils poussent le son et les basses à fond, et ils se retrouvent tous assis alignés sur des chaises en plastique en attendant que l’ambiance se déchaîne !!!

Une ambiance particulière qui nous enthousiasme et qui nous rappelle un petit air de Sénégal !

En marchant quelques minutes plus au sud après la « place » du village, on tombe rapidement sur une très belle plage sauvage bordée de cocotiers, et avec une eau… chaude !!! PAR-FAIT !

On décidera finalement de ne même pas aller à Isla Mucura, on est bien ici et on a tout ce que nous sommes venus chercher.

Rincon del mar, ce petit village improbable encore assez épargné du tourisme de masse et qui doit le rester pour conserver tout son charme !

¡Buen provecho!

Le che restaurant

Le choix de restaurant est plutôt restreint ici, et encore plus si on souhaite manger sur la plage.

C’est au Che restaurant que nous sommes allés 3 fois de suite ! Un cuisto français qui cuisine les plats locaux et du monde entier avec la pêche du jour !

EN ROUTE POUR LE PACIFIQUE : EL CHOCO !

Comments:

  • Nadine

    10 août 2019

    Toujours aussi plaisant de vous suivre bisous

    reply...
  • Christelle Ryckebusch

    10 août 2019

    Un vrai plaisir de vous lire…

    reply...

post a comment